Dominique Deblaine Bannzil littéraire
Dominique Deblaine                   Bannzil littéraire

française guadeloupe

 

 

 

 

Finaliste Prix Carbet 2015

 

Finaliste Prix AEC 2015

(Association des Écrivains de la Caraïbe)

 

 

 

 

Chronique de Dan Burcea "Eloge de la nitescence"

Publiée sur le site Salon Littéraire 30 nov. 2014

 

http://salon-litteraire.com/fr/dominique-deblaine/review/1911775-eloge-de-la-nitescence-le-raconteur-de-dominique-deblaine

Eloge_de_la_nitescence_Chronique_de_Dan_[...]
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Chronique d'Isabelle Constant

Recension dans NEF (Nouvelles Etudes Francophones) Vol. 1, Printemps 2015. Project MUSE

https://muse.jhu.edu/article/592478/pdf

Recension Isabelle Constant in NEF.pdf
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Extrait (début du livre)

Ils m’attendent tous les soirs, à la même heure, me pourchassent, armes à bout de bras ou armes entre les dents, mais je reviens tous les soirs. Je passe comme une ombre, furtivement. Je ne faiblis pas. Je calme simplement mon souffle, calcule ma foulée et assure mes pas dans l’impasse de ceux qui, simples mortels, n’en reviendront pas. Et pourtant, ils chantent, ils chantent, les habitants de l’Impasse Bellenvent… parfois comme des enragés de messe, parfois comme on fait son lit, par habitude, parce qu’il faut bien, parce qu’on ne peut pas faire autrement. Une vie, ça dépend comment on la chante ou comment on la raconte, parfois flèche de canne comme une splendeur, parfois crabe en déroute comme une solitude et parfois encore mer étale comme une mémoire lactescente. Ça dépend comment on l’arrime aux souvenirs, tantôt plaisirs perdus et parfums insolites, tantôt nasse repue tirée des fonds, tantôt laminaires rebelles ou vaincues. Mais c’est toujours un rythme glapissant des bords marins, un roulis d’écume.

 

4° de couverture, établie par Rafael Lucas

Notre raconteur est un être minimum, un modèle d’insignifiance, qui observe une microsociété antillaise vivotant dans l’Impasse Bellenvent, la bien nommée. C’est un être de vision, d’audition, d’olfaction et de mémoire. Tantôt « submergé par l’odeur des rêves », tantôt paralysé par une nausée existentielle, il va et vient, furtivement, entre rêveries et observation, entre chronique et méditation, entre réflexion et racontage. Que raconte-t-il donc ? Des histoires de couples enlacés dans un tango de ratages, « trop peureux pour être heureux », des personnages pataugeant dans le bourbier de leurs pulsions et sensations, mais aussi des combats et des éblouissements. Comment oublier l’histoire du vélo suspendu, la disparition du Dr. Patch et la lutte de Zyé Kléré (les yeux ouverts) ?

 

Ici, comme chez le Martiniquais Xavier Orville, l’insolite côtoie l’analyse au sein d’une vision révélatrice. Dominique Deblaine révèle le va-et-vient entre le carnaval des apparences et la vérité des sentiments mais aussi les beautés d’une société saisie dans sa complexité.